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Chaque mois, avec la participation de l'"Association Les Amis du musée de Nouvelle-Calédonie", vous serez accueillis à l'entrée du musée par "LES INEDITS" Un ou plusieurs objets sont sortis des réserves afin d'être présentés au public dans l'espace d'accueil Une découverte privilégiée de pièces qui n'ont pas encore été exposées, de leurs modes et conditions d'acquisition, de leur provenance, de leurs fonctions.
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Mois de mai 2010: Ceinture de danse kanak Origine : collection James et Emma Hadfield (Lifou, Ouvéa, Nouvelle Calédonie) Don de la famille Hadfield, Angleterre Matière: Poils de roussette tressés (Pteropus sp.) sur des fibres végétales, avec attache de coquillages « porcelaine » (Ovula ovum) La collection Hadfield a été constituée par les époux Hadfield entre 1878 et1922 lors de leur séjour en tant que missionnaires à Lifou et Ouvéa. Une partie de cette collection a été donnée au Musée de Nouvelle-Calédonie dont cette ceinture de danse, confectionnée avec des coquillages, très communs à Ouvéa. On l’appelle « oteju », terme désignant « mollusque » en langue Iaii. L’utilisation du poil de roussette, animal totémique très ancien, lui donne peut-être une importance rituelle. La ceinture en liane écorcée ou en autres fibres végétales, trouve sa place dans la danse en tant que symbole fédérateur. La danse joue un rôle essentiel dans la société kanak. Elle apparaît comme la façon la plus respectueuse de célébrer des échanges d’objets, de nourriture, elle célèbre la fête de l’igname, la fin des cérémonies de deuil, elle mime les guerres tribales, elle rassemble les tribus dans des « danses en rond » pour des grandes fêtes qui durent toute la nuit. C’est aussi le moyen d’entrer en relation avec les ancêtres autour d’un mât central, centre spirituel. Les amis du musée de Nouvelle-Calédonie
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Mois d'août 2010: deux cagous naturalisés Origine : Nouvelle-Calédonie Matière & technique: oiseaux naturalisés, bois, verre, mousse polyuréthane  Le cagou (Rhinochetos jubatus) est le seul représentant d’une famille d’oiseaux endémiques à la Nouvelle-Calédonie ; c’est l’emblème du pays. Espèce en voie d’extinction, cet animal est protégé depuis 1977. Ne sachant pas voler, cet oiseau est une proie facile pour de nombreux prédateurs, dont les chiens et les cochons sauvages, peut-être même les chats et les rats. Il se nourrit d’escargots, d’insectes, et d’invertébrés divers. Il a besoin d’un assez vaste espace. Il vit en couple toute sa vie et ne pond qu’un œuf par an dans un nid constitué de feuillage, à même le sol. Le mâle et la femelle se relaient pour le couver pendant un mois. Le cagou vivait déjà dans nos forêts lorsque les premiers habitants s’installèrent sur la Grande Terre il y a 3000 ans. Le cagou ou « kavu » aurait été chassé pour ses plumes, elles décoraient la parure de l’aîné du clan. Le chant du cagou avait la réputation de se propager comme une onde à travers le pays, il était repris dans les pilous de guerre. Dans la région de Hienghène, la chair du cagou était utilisée en médecine traditionnelle. Les guerriers s’appropriaient ainsi l’endurance de cet infatigable coureur. Le cagou ne représente pas un symbole clanique comme le notou, le requin ou le lézard. Les amis du musée de Nouvelle-Calédonie
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Mois de juillet 2010: deux peignes de Mélanésie Peigne de gauche Origine : Peuple Wosera, district de Wosera-Gaui, Province de l'East Sepik Matière & technique: bois indéterminé sculpté, plume, tressage de cordelette de fibres végétales, coquillages Peigne de droite: Origine : Iles Loyauté, Nouvelle-Calédonie Don de la famille Hadfield, Angleterre Matière & technique: baguettes de coeur de bois de fer sculptées et polies, maintenues par un tressage de fil de coton  On retrouve le peigne, tout d’abord en tant qu’ornement, et ensuite comme instrument de toilette, dans la plupart des îles de la Mélanésie. En Nouvelle-Calédonie, le peigne était en bambou sur la Grande Terre ou en cœur de bois de fer dans les îles Loyautés. Il associait un usage pratique (grattoir et démêloir) et un rôle ornemental, qui n’est plus aussi répandu de nos jours. Le peigne des Iles Loyautés visible ici, dont les baguettes mobiles s’écartent en éventail, provient de la collection constituée par les époux Hadfield entre 1878 et 1922 lors de leur séjour en tant que missionnaires à Lifou et Ouvéa. Une partie de cette collection a été donnée au Musée de Nouvelle Calédonie. En Papouasie Nouvelle-Guinée, les peignes sont souvent ornés de plumes, élément important dans les décors de cette région, et peuvent être agrémentés de corde tressée, comme ici en forme de tête. Les amis du musée de Nouvelle-Calédonie
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Mois de juin 2010: Tambour à fente et baguette provenant de Wosera, Papouasie-Nouvelle-Guinée Origine : Peuple Wosera, district de Wosera-Gaui, Province de l'East Sepik Matière & technique: sculpture ronde-bosse de bois indéterminé pigments rouge d'origine minérale (ocre rouge)  La répartition géographique des tambours à fente est restreinte en PNG contrairement à celles des autres tambours. On utilise un ou deux maillets pour obtenir le son en frappant par saccades ou en frottant le maillet contre le tambour. L’une des principales fonctions est de communiquer des messages soit lors de l’arrivée de visiteurs, soit lors de décès, de demande de visite, d’avis de guerre, de fêtes ou « sin-sang ». Dans plusieurs régions, le tambour accompagne les danses et les chants exécutés en public par des phrases rythmiques variées. Il peut aussi être une partie intégrante du décor et de la mise en scène associés à certains cultes secrets. Chaque tambour est conservé par son propriétaire dans sa propre maison. Les tambours liés aux cérémonies, eux, sont gardés dans la maison cérémonielle des hommes. Le tambour présenté ici est rare du fait de sa petite taille et des visages qui y sont sculptés. Les amis du musée de Nouvelle-Calédonie
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Mois de mai 2010: Colliers de "jade" kanak Origine : collection James et Emma Hadfield (Lifou, Ouvéa, Nouvelle Calédonie) Don de la famille Hadfield, Angleterre Matière: perles de serpentine, poils de roussette tressés Technique : polissage, tressage La collection Hadfield a été constituée par les époux Hadfield entre 1878 et 1922 lors de leur séjour en tant que missionnaires à Lifou et Ouvéa. Une partie de cette collection a été donnée au Musée de Nouvelle Calédonie dont ces colliers communément appelés de "jade". En fait de jade, la plupart des pierres vertes taillées, polies et échangées en Nouvelle-Calédonie sont des variétés de Serpentine (ou serpentinite), provenant de l'altération de péridotites, dont le sous-sol calédonien est riche. Les colliers en perles de serpentine, nommés caawe en langue Nemi (aire coutumière Hoot Ma Whaap), liés à un écheveau en poils de roussette, figuraient parmi les richesses les plus prestigieuses, détenues par les épouses et les filles de chefs. L'écheveau en poils de roussette (nommé hîjuk), animal respecté par les kanak, représentait aussi une importante monnaie d'échange : plus l'écheveau était long, plus grande était sa valeur. Les amis du musée de Nouvelle-Calédonie
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Mois d'avril 2010: Flûtes en bambou Origine : Ambrym, Malampa Province, Vanuatu Matière: bambou, encre et suie végétale Technique : gravure Dans l’archipel du Vanuatu, il existe de nombreuses variétés de flûtes, et à Ambrym, elles sont reconnues comme étant les plus richement gravées et les plus longues. Les dessins gravés sont des représentations complexes et stylisées de certains éléments naturels et religieux : motifs marins ou de jardins vivriers, visages d’esprit avec leur entremêlés, et plus rarement, motifs érotiques. Elles sont jouées principalement par les hommes lors de divertissement, de relaxation, d’accompagnement d’un récit traditionnel, d’un dessin sur sable, quelquefois pour accompagner certains aspects secrets de rituels funéraires. Certaines flûtes, ou certains airs de musique, sont utilisés pour renforcer l’effet des magies d’amour, pour faire pousser ou récolter des ignames . Les amis du musée de Nouvelle-Calédonie
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Mois de Mars 2010: Eventails Origine : collection James et Emma Hadfield (Lifou, Ouvéa, Nouvelle Calédonie) Don de la famille Hadfield, Angleterre Matière: folioles de cocotier, bois Technique : tressage, vannerie La collection Hadfield a été constituée par les époux Hadfield entre 1878 et 1922 lors de leur séjour en tant que missionnaires à Lifou et Ouvéa. Une partie de cette collection a été donnée au Musée de Nouvelle Calédonie dont ces 2 éventails. L’éventail en pays Kanak a une fonction utilitaire pour se rafraîchir lors de grandes chaleurs, chasser les insectes, ou attiser le feu. Il en existe de plusieurs tailles, le tressage est plus ou moins complexe suivant le nombre de frondes ou de segments de frondes utilisés et le type d’armure. Malgré le très petit nombre d’éventails anciens de Nouvelle Calédonie, ces éventails diffèrent de ceux de la Grande Terre par leur forme en pointe, forme caractéristique des éventails de l’arc Fidji-Samoa-Wallis. Les amis du musée de Nouvelle-Calédonie
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