RETROSPECTIVE 2016

 

Retrospective des Inédits des collections du musée présentés en 2016 et retour en images sur les rencontres, expositions et animations proposées cette années par le musée, l'association Les Amis du musée et leurs nombreux partenaires.

 

Parcours iconographique du musée

45 ans d'acquisitions

Au rez-de-chaussée de la salle d'exposition permanente

A partir du 06 juillet 2016

 

En 2016 le musée de Nouvelle-Calédonie présente au rez-de-chaussée de sa salle d’exposition permanente une sélection de peintures et de dessins provenant de ses collections, en reflet de l’exposition d’art contemporain « Jâwî » proposée par l’Agence de développement de la Culture Kanak – Centre Culturel Tjibaou, située en mezzanine.

A l’heure actuelle le musée est davantage connu pour sa collection d’objets issus des sociétés kanak traditionnelles, la seconde plus importante en taille après le musée du quai Branly- Jacques Chirac, et la plus remarquable au monde en ce qui concerne la sculpture monumentale kanak.

Cette présentation est donc l’occasion de rappeler que le musée possède également une collection iconographique composée de 92 peintures et collages, 112 dessins, 68 gravures et affiches, 245 photographies et 546 éléments de philatélie.

Les deux tiers des dessins et peintures de cette collection ont été collectés dans la seconde partie du 20ème siècle, et tout particulièrement entre l’ouverture du musée (à l’époque dénommé « néo-calédonien ») par Luc Chevalier le 6 juillet 1971, et la fin des années 1980, lorsque les conservateurs Patrice Godin puis Emmanuel Kasarhérou ont abandonné la vocation généraliste du musée pour le consacrer aux sociétés kanak et océaniennes traditionnelles.

En effet, la place du musée dans les années 1960-1980 a été fondatrice aux domaines des arts plastiques et contemporains locaux, même si les premières galeries d’art calédoniennes ont ouvert dans les années 1959 et 1962 (c’étaient respectivement « la Galerie » du peintre Nicolaï Michoutouchkine et la « Galerie d’Art Bernheim » de Jean-Pierre Derrien).

Jean-Pierre Derrien, Frank Fay, Gemmanick, Georges Kihm, Daniel Maillet, Roland Morin, Patrice Nielly, Paul et Roland Mascart, Marcel Pétron, Alexis Tateossian, Alan Thornton et bien d’autres ont exposé au musée entre 1970 et 1986, donnant à chaque fois une toile en cadeau pour la collection du musée. Se sont tenus par ailleurs entre 1972 et 1974 les « Salon de mai » organisés par l’Association des Artistes Peintres et Sculpteurs de Nouvelle-Calédonie (ADAPS), qui souhaitait « promouvoir les arts du Territoire en mettant en valeur la qualité ».

Le rôle du musée (alors dénommé « Territorial ») a évolué au début des années 1990, lorsqu’a été créée l’Agence de développement de la culture kanak (ADCK), tandis que se tenait en ces murs l’exposition d’objets kanak « De Jade et de Nacre ». Jusqu’à l’ouverture du Centre Culturel Tjibaou en 1998, le musée a continué d’accueillir en préfiguration les premières expositions d’artistes contemporains kanak avec « Ko î névâ » « Co-objets médiateurs » puis « Avant-cadre », en parallèle avec des expositions documentaires et historiques et des acquisitions d’œuvres traditionnelles du Pacifique.

Aujourd’hui, la collection iconographique s’enrichit d’œuvres destinées à illustrer ou questionner les objets traditionnels ou les pratiques des sociétés, et qui mettent également en avant la diversité de la société calédonienne contemporaine. C’est dans cet esprit qu’a été effectuée la sélection de ce parcours iconographique, dans une grande variété de médias et de techniques.

Les oeuvres présentées

4 dépôts au musée de Nouvelle-Calédonie

7 oeuvres données au musée entre 1970 et 1986

5 oeuvres achetées par le musée entre 1993 et 2014

Les auteurs présentés par ordre alphabétique

 Paula Boi

D. David

Marcel Fréchin

Jean-Pierre Lalubin

Michel Lemaire               

Roland Mascart

Aline Mori

Micheline Néporon

Patrice Nielly

J. Peres

Maximilien Teppaz

Alan Thornton

 

"Jâwî"

Art contemporain des collections du centre culturel Tjibaou

Dans l'espace "pacifique" des salles d'exposition permanentes du musée

A partir du 28 mai 2016

 

 

Le musée de Nouvelle-Calédonie et l’ADCK-centre culturel Tjibaou possèdent l’un et l’autre des fonds d’une grande richesse. Ces collections publiques, en Arts Premiers pour l’un et en art contemporain pour l’autre, sont le bien de tous les calédoniens et doivent profiter au plus grand nombre. C’est dans cette optique que nous nous associons en 2016 et offrons au public deux expositions originales, "Kîbô" et "Jâwî" dans nos établissements respectifs. Ces expositions sont l’occasion de valoriser le partenariat constant et pérenne entre nos deux établissements culturels en collaboration avec d’autres Institutions.

JÂWÎ est une exposition du centre culturel Tjibaou en partenariat avec le musée de Nouvelle-Calédonie

Cette présentation d’oeuvres contemporaines, issues du Fonds d’Art Contemporain Kanak et Océanien du centre culturel Tjibaou (FACKO), tire son nom du mot JÂWÎ, qui signifie « nouer ensemble deux bouts » en langue a’jië (Houaïlou). Elle a pour vocation de révéler les liens étroits que le centre culturel Tjibaou et le musée de Nouvelle-Calédonie entretiennent depuis longtemps, autour de leurs collections et de leurs missions.

Réparties dans les salles du musée consacrées à l’Océanie, ces oeuvres sont mises en regard avec des objets anciens de même origine géographique, dans lesquels on trouvera un langage plastique ou un thème communs. Réalisées à partir de 1990, ces oeuvres expriment des problématiques actuelles telles que la modernisation, le rôle des femmes, les questionnements sur la culture. Elles montrent combien l’artiste, et les oeuvres à travers lui, joue le rôle de révélateur des enjeux sociétaux actuels. La variété des oeuvres présentées permet d’entrevoir la richesse de la créativité en Mélanésie et la faculté qu’a cette dernière de se reformuler dans la pluralité. Cette présentation souhaite donner un avant-goût de la collection du FACKO et susciter chez le visiteur la curiosité de poursuivre cette expérience au centre culturel Tjibaou.

Scénographie

La scénographie souhaite souligner l’idée de continuité et de liens entre les objets anciens et les oeuvres contemporaines.
À la manière de poupées russes, c’est une exposition temporaire dans une exposition permanente, mais il ne s’agit pas de deux univers parallèles. Au contraire, ces deux ensembles montrent des interconnexions par le biais des objets : les oeuvres du FACKO étant un écho contemporain aux objets traditionnels dont ils s’inspirent, dans la technique ou dans la thématique.
Les oeuvres sont reliées entre elles par un « fil d’Ariane » rose flashy pour aider le visiteur à les identifier d’une part, et pour matérialiser le lien qui unit ces différentes zones géographiques (Vanuatu, Polynésie, Papouasie-Nouvelle-Guinée), ainsi les oeuvres sont reliées dans le temps et dans l’espace.

La collection du Fonds d’art contemporain kanak et océanien

Unique en son genre, la collection du FACKO compte plus d’un millier d’oeuvres représentatives des courants artistiques qui sillonnent aujourd’hui le continent océanien.
Imaginée dès 1975 dans le cadre du festival Mélanésia 2000, cette collection s’est véritablement structurée sous l’impulsion de l’Agence de Développement de la Culture Kanak (ADCK) au début des années 90. Elle a officiellement pris le nom de « Fonds d’art contemporain kanak et océanien » en 1995.
Considérée, à juste titre, comme la seule collection publique exclusivement centrée sur l’art contemporain du Pacifique, elle se positionne comme un témoin de la vitalité de cet art dans cette région du monde, à commencer par la Nouvelle-Calédonie et la Mélanésie. Elle entend ainsi contribuer à la reconnaissance de l’identité culturelle de cet art tout en favorisant sa visibilité.
Cette collection se distingue par le pluralisme et la qualité des artistes et des thèmes qu’elle incarne, par la spécificité des oeuvres qu’elle rassemble et par la grande diversité des techniques représentées, photographie, peinture, sculpture, arts graphiques, artisanat d’art, installations, audiovisuel.
Ces oeuvres ont été sélectionnées et acquises non pas sur la base d’une esthétique propulsée par les canons de l’art occidental, mais en fonction de leur sens, de leur parole. Elles disent des choses. Elles tracent des itinéraires intimes, parfois secrets, à travers toute la Mélanésie et une partie de l’Océanie, de l’Australie à la Nouvelle-Zélande.
Cette collection s’enrichit régulièrement d’oeuvres nouvelles, en particulier à l’occasion de l’exposition « Ko Névâ », impulsée en 1990 par l’ADCK et réactivée annuellement depuis 2000 ; ou encore à la faveur d’échanges entre artistes organisés avec des établissements partenaires de l’ADCK-centre culturel Tjibaou, tels le musée de Rochefort, en Métropole, ou le musée des Beaux-Arts de Kaohsiung, à Taïwan.
Cette collection est également nourrie par l’apport de créateurs de Nouvelle-Calédonie, de Métropole, de la région Pacifique lors de résidences d’artistes organisées in situ par le centre culturel Tjibaou. Le FACKO donne lieu tous les ans à une présentation thématique dans la salle Bérétara – nom qui signifie « regarder, admirer » en langue xâracùù (Canala) – du centre culturel Tjibaou. Enfin, cette collection s’exporte également dans le cadre de prêts d’oeuvres à des institutions de la Nouvelle-Calédonie ainsi qu’à des musées du monde entier.

Informations techniques

Commissaire : Anne-Laure Aubail, chargée des collections au centre culturel Tjibaou
Scénographie et dépliant jeune public : Lola Guéneau, stagiaire de l’École nationale d’architecture de Montpellier
Montage : Antoine Billot
Signalétique : Point Ged
Avec l’aimable assistance technique des agents du musée de Nouvelle-Calédonie

Téléchargez ici le dossier de presse

 

"Kîbô, pétroglyphes du pays Kanak"

En case Bwenaado du centre culturel Tjibaou

A partir du 28 mai 2016

 

Le musée de Nouvelle-Calédonie et l’ADCK-centre culturel Tjibaou possèdent l’un et l’autre des fonds d’une grande richesse. Ces collections publiques, en Arts Premiers pour l’un et en art contemporain pour l’autre, sont le bien de tous les calédoniens et doivent profiter au plus grand nombre. C’est dans cette optique que nous nous associons en 2016 et offrons au public deux expositions originales, "Kîbô" et "Jâwî" dans nos établissements respectifs. Ces expositions sont l’occasion de valoriser le partenariat constant et pérenne entre nos deux établissements culturels en collaboration avec d’autres Institutions.


Contexte


L’ADCK- centre culturel Tjibaou met à disposition du service des musées et du patrimoine de Nouvelle-Calédonie la case Bwenaado pour lui permettre de concevoir et présenter des expositions temporaires.
Depuis l’ouverture du centre culturel Tjibaou en 1998, et jusqu’en 2014, la case Bwenaado rendait hommage au patrimoine kanak dispersé (IPKD), en accueillant des pièces de musées de France comme le musée du Quai Branly. Cette politique d’expositions d’objets issus de l’IPKD fait partie des réflexions que mène
le musée de Nouvelle-Calédonie.


Le cadre

Ce projet d’exposition KÎBÔ au centre culturel Tjibaou, sera l’occasion de réunir le musée de Nouvelle-Calédonie et l’Institut d’archéologie de la Nouvelle-Calédonie et du Pacifique (IANCP). Son objectif est de mettre en exergue les travaux archéologiques et ethnologiques menés en Nouvelle-Calédonie. En traitant d’un sujet qui a alimenté depuis plus d’un siècle les spéculations sur le passé de la Nouvelle-Calédonie, l’exposition tâchera de rappeler l’importance et la récurrence de motifs gravés sur plusieurs centaines de sites inventoriés mais aussi et surtout de mettre en perspective que l’étude de leur origine et de leur signification implique de revenir sur l’épopée humaine dans le Pacifique.


Les thématiques définies par l’IANCP


La philosophie proposée pour l’exposition KÎBÔ, est de mettre en valeur la diversité des pièces muséographiques de la collection du musée de Nouvelle-Calédonie afin de faire passer au public trois messages principaux :
- Les données scientifiques à notre disposition permettent de conclure que la tradition des pétroglyphes couvre toute la chronologie humaine de l’archipel calédonien, de la période Lapita il y a 3 000 ans jusqu’au début du XXe siècle ;
- Qu’il existe une spécificité des motifs des pétroglyphes suivant les régions de la Grande Terre ;
- Que les motifs de pétroglyphes calédoniens se rattachent à une tradition régionale qui comprend l’ensemble de l’arc mélanésien.


Les oeuvres


- 25 pétroglyphes du musée de Nouvelle-Calédonie
- 2 pétroglyphes du musée de Bourail
- 1 pétroglyphe de la province Sud
Ces 28 oeuvres de pierre représentent un poids total de près de 2,5 tonnes.

Les partenaires

Espace d’exposition : ADCK – centre culturel Tjibaou
Co-commissaire de l’exposition : Christophe Sand - IANCP
Iconographies : IANCP / SANC
Traduction des textes : Traduire/Ecrire/Organiser
Montage vidéo (sous-titrage) : AK Studio
Documentaire : Société de Télévision Radio NC TV
Eclairage : Monsieur Laurent Lange
Impression / PAO : Point Ged
Prêts d’oeuvres : province Sud, Musée de Bourail
Personnes ressources : Margot Duband, Jean-Pierre Siorat, Daniel Frimigacci

Téléchargez ici le dossier de presse