Numéros d'identification :
MNC 86.5.109

Désignation :
Pirogue double pontée à voile

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Création :
Date de création : 1975
Lieu de création : Aire coutumière Djubea-Kaponé, Nouvelle-Calédonie

Collecte :
Date de collecte : 1975

Matière et technique :
Bois de faifai (probablement Acacia myriadena) sculpté, feuille de pandanus tressée (Pandanus tectorius- Pandanacée), liane indéterminée tressée

Mesures :
Longueur 477cm
Largeur 362.5cm

Fonctionnement et contexte :
Il existait plusieurs types d'embarcation en Nouvelle-Calédonie pour la pêche en eau profonde, pour les relations entre les villages côtiers et les navigations interinsulaires. La pirogue simple à balancier est la plus commune. Elle pouvait transporter trois ou quatre personnes. Propulsée à la pagaie ou à la perche, elle pouvait aussi comporter une voile. On l'utilisait pour la pêche. La pirogue simple pontée était une embarcation plus importante, destinée à la pêche en haute mer et déplacements sur de plus longues distances. La pirogue double pontée comportait une plate-forme servant de passerelle et pouvant supporter un abri où l’on pouvait faire du feu. Elle était équipée d'une voile, et était dirigée à l'aide d'un gouvernail amovible.

Cette pirogue a été construite à l’occasion du festival « Mélanésia 2000 », qui fut le premier festival des arts mélanésiens de Nouvelle-Calédonie. Il s’est tenu à Nouméa du 3 au 7 septembre 1975. Les participants au festival cherchaient le moyen de faire revivre, en plus des danses traditionnelles, les anciennes coutumes, et de fabriquer à nouveau les objets nécessaires à la vie en tribu. C’est ainsi que le projet de construire une pirogue double a été mis en œuvre. D’après les anciens, la dernière pirogue avait été construite en 1929, et bien des jeunes n'en avaient jamais vu naviguer, les dernières ayant disparu depuis de nombreuses années.
Un représentant de chaque clan résidant au sud de la Grande Terre et à l'île Ouen a participé aux travaux. Pendant que les femmes tressaient le pandanus pour confectionner la voile et préparaient les lianes pour les cordages, les hommes ont sculpté le bois de « faifai » à l’herminette. Cinquante-huit jours de travail ont été nécessaires pour réaliser cet ouvrage qui pèse environ une tonne.

Bibliographie :
Quotidien Les Nouvelles Calédoniennes des 25 et 26 juin 2005, "Rétrospective 1975-2005", p.2.

Expositions :
Exposition permanente du musée de Nouvelle-Calédonie